Présentation des médecines Orientales

QU’EST-CE QUE LA MEDECINE CHINOISE et JAPONAISE ?

La Médecine Traditionnelle Chinoise (reconnu par l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé) existe au moins depuis 2500 ans. C’est un système médical complet, cohérent qui possède une représentation spécifique de l’être humain, de son fonctionnement et de ses dysfonctionnements. Il est né de l’observation de la nature et de l’expérience de nombreuses générations de médecins et de savants. Sa rigueur et sa structure en fait une science à part entière.

La médecine chinoise s’appuie sur des théories fondamentales dont les plus connues en occident sont le Yin Yang, les cinq mouvements (Wu Xing) et l’énergie (Qi). Il est impossible de définir correctement ces concepts complexes et profonds en quelques mots. Ces trois idées sont à la base de la philosophie mais aussi de la culture d’une des plus importantes et anciennes civilisations. Le Yin Yang, les cinq éléments et le Qi sont une manière d’expliquer le fonctionnement de l’univers, de la nature et de l’homme.

Bien qu’il soit indiscutable que la Médecine Traditionnelle Chinoise soit à l’origine de la Médecine Traditionnelle Japonaise, ce serait cependant une grande erreur que de limiter la Médecine Traditionnelle Japonaise à une « copie » de la médecine chinoise. Ce serait nier quelques siècles d’évolution, d’histoire et d’échanges…

Comme dans bien d’autres domaines, le Japon en s’inspirant, parfois jusqu’à la copie, des inventions venues du continent asiatique a la plupart du temps su sublimer et élever au rang d’Art ce que leurs contemporains orientaux leur avaient apporté. C’est le cas de la cérémonie du Thé, des arts martiaux, de la calligraphie, du théâtre… et de la médecine traditionnelle…

Pour ce qui concerne la Médecine Traditionnelle Japonaise, bien que puisant sa source dans la MTC, elle fut influencer, dès son arrivée sur les iles japonaises, par les multiples influences politiques (les relations avec la Chine ont été des plus tumultueuses), les échanges commerciaux avec l’Europe (La Hollande et le Portugal, notamment)…

La Médecine Traditionnelle Chinoise arrivée au Japon au 6ème siècle a évolué de façon conséquente et constitue une discipline de la Médecine Traditionnelle Orientale à part entière tant par les techniques utilisées que par les théories qui soutiennent la technique…

Comme dans les Médecines Traditionnelles Orientales, nous retrouvons 4 grandes catégories de techniques qui peuvent être utilisées seules ou associées entre-elles, selon les praticiens et selon les patients…

  • Techniques manuelles japonaises : Anma, Shiatsu, Seitai
  • Techniques d’acupuncture japonaise : Sesshoku-shin (acupuncture de contact), Hiffu-shin (acupuncture cutanée), Chi-shin (aiguille retenue), Tan-shin (aiguille insérée), Jaku-taku (technique de picorage), Da-shin (acupuncture avec un maillet), Kyutoshin (association acupuncture et moxa), shonishin (acupuncture pédiatrique)…
  • Techniques de moxibustion japonaise : Onkyu, Kakubutsukyu, Tonetsukyu, Fukayakyu…
  • Pharmacopée japonaise (phytothérapie) : Il est très difficile de trouver les traitements à base de plantes qui permettent d’exercer cette discipline en France… Il est beaucoup plus facile de travailler avec la phytothérapie chinoise.

 À l’heure actuelle en Chine, la pratique de la médecine chinoise se transmet par la voie de l’éducation formelle dispensée à l’Université (cursus spécifique en médecine chinoise pouvant dépasser (avec spécialités) 10 ans d’études à temps complet).

  • l’acupuncture & la moxibustion sont inscrits depuis 2010 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

  Un système cohérent

La médecine chinoise englobe des théories fondamentales qui expliquent comment un être humain fonctionne lorsque tout va bien (anatomie, physiologie, psychologie…), quelles sont les différentes causes des maladies et les mécanismes pathologiques qui en découlent. Elle n’a aucun rapport de près ou de loin avec la conception occidentale basée sur des fondements scientifiques.

Elle possède un système diagnostic, à part entière, qui est basé sur quatre phases :    1- Interrogatoire 2- Observation 3- Olfaction & Audition 4- Palpation

La médecine chinoise est également constituée d’un système extrêmement développé et performant qui fait la célébrité de cet art médical à travers le monde. La pratique thérapeutique dans les hôpitaux en médecine chinoise s’appuie sur un ensemble d’outils mis en œuvre en fonction des paramètres particuliers à chaque malade. Celui-ci s’appuie sur quatre piliers fondamentaux :

  • La pharmacopée chinoise utilise des plantes entières ou concassées en décoction ou en poudres concentrées…, certains minéraux et substances animales. Elle est aussi partie intégrante de la diététique, qui obéit aux mêmes règles d’usage des saveurs et natures des ingrédients.
  • La diététique chinoise vise à rétablir la santé par une alimentation adaptée et obéit aux mêmes principes que la pharmacopée.
  • L’acupuncture et la moxibustion aident à rétablir la circulation du Qi (Ki, Chi, Tchi…) dans l’organisme.
  • Le massage en médecine chinoise: An Mo et Tui Na. An signifie appuyer, Mo signifie frotter, Tui signifie pousser, Na signifie saisir. Ce sont les mouvements les plus utilisés dans l’exercice du massage chinois.
  • Le Qi Gong est un ensemble d’exercices de santé et de soins permettant de prévenir les déséquilibres sources des maladies, d’améliorer et de conserver la santé, dans la conscience du mouvement et de la respiration.